Langage
 
Famille
Locations Gites

gitemasson.png

Pêche en Alsace
Guppy

Le CMS  par EXCELLENCE

 ↑  
Mes Infos
Visites

 215440 visiteurs

 2 visiteurs en ligne

Calendrier
rss Cet article est disponible en format standard RSS pour publication sur votre site web :
http://www.bouchardpierre.com/data/fr-articles.xml

Le Poisson Chat


Nom scientifique: Ictalurus melas ; famille des ictaluridés.

Noms communs ou régionaux : cat fish, chat, greffier, matou, moustachu...

Caractéristiques: Corps allongé et comprimé latéralement dans la partie postérieure. Ecailles absentes. Larges tête aplatie, ornée de huit barbillons, dont deux sur la mâchoire inférieure. Dos brun olive sombre. Ventre blanchâtre à jaunâtre. Nageoire adipeuse entre la dorsale et la caudale.

Longueur: 20 à 30 cm, jusqu'à 45 cm.

Lutteurs: Actif la nuit. Vit au fond de l'eau. Ponte selon les biotopes, d'avril à juillet. Mâle et femelle aménagent un nid près de la rive, et montent la garde durant l'incubation. Les alevins qui naissent restent si serrés qu'ils forment une boule noire et grouillante.

Habitats: Rivières, étangs ou gravières.

Répartition: Espèce originaire d'Amérique du Nord. Introduite en Europe à la fin du 19e siècle. L' Ameiurus melas aurait été introduite en Italie centrale et méridionale. Abondant dans certains plans d'eau du Sundgau. Espèce considérée comme acclimatée en régression en France.

Alimentation: Invertébrés pour les jeunes, puis crustacés, petits poissons et grenouilles pour les adultes

poissonchat.png

sa pêche , son amorce

INTRODUCTION INTERDITE

Depuis les malheureuses expériences d'implantations du poisson chat, du hotu ou de la perche soleil, faites sans aucune étude préalable et avec les conséquences que l'on connaît, toute demande d'acclimatation pour une espèce exogène est actuellement refusée catégoriquement par les autorités compétentes.

Le poisson chat, après son introduction à la fin du siècle dernier en provenance d'Amérique du Nord, est devenu, comme le hotu, une véritable calamité dans nos eaux douces

• D'un point de vue écologique, c'est un redoutable prédateur pour toutes les autres espèces dont il dévore le frai.

• Sa rusticité est telle (voir encadré page suivante) qu'il parvient à proliférer malgré son pouvoir de reproduction assez peu élevé. De plus, nos carnassiers ne semblent guère intéressés par ce poisson très épineux. Dans ce domaine, le seul espoir semble venir du silure, qui est d'ailleurs de la même famille.

• Pendant les beaux jours, il se révèle d'une grande voracité et s'attaque pratiquement à toutes les esches qu'un pêcheur puisse mettre sur ses hameçons... y compris les vifs !

Les pêcheurs n'ont même pas la consolation du plaisir de la prise car il se prend bêtement sur des montages grossiers et n'offre qu'une piètre défense. Seul l'aspect gastronomique le rend un peu plus sympathique car sa chair est appréciée.

La prolifération du poisson chat est une véritable calamité pour le pêcheur au coup. Seuls les gros "matous" vivant dans les cours d'eau à farad de sable du type Loire offrent un intérêt certain car leur chair est délicieuse.

DESCRIPTION

Le poisson chat est facile à reconnaître avec sa grosse tête aplatie, sa large bouche portant huit barbillons, son corps allongé et peau nue.

Les nageoires sont elles aussi remarquable. La dorsale postérieure, adipeuse, ressemble beaucoup à celles des salmonidés, et l'antérieure porte, comme les pectorales, un rayon épineux très dur et très acéré provoquant de douloureuses piqûres. La peau du dos a une tonalité sombre ou verdâtre, les flancs sont plus clair ocrés. La taille courante va de 15 à 20 cm.


REPRODUCTION

Elle a lieu en juin, parfois juillet ; le couple aménage une sorte de nid près des bordures dans lesquelles la femelle dépose des oeufs (5 000 au maximum). Ensuite, le couple monte une garde vigilante près du nid puis auprès des alevins qui restent pendant quelques temps agglomérés en boule.

Il colonise avec efficacité les eaux stagnantes ou faiblement courantes qui se réchauffent bien en été. Il marque une préférence pour les eaux troubles à fond de vase ou de sable, mais il «monte» également dans les eaux agitées sur fond de rocher, à l'aval des déversoirs.

L'activité du poisson chat est liée à la température de l'eau : L'hiver il hiberne dans la vase et ne sort de sa léthargie que lorsque la température atteint 12 à 14°C ; il ne semble pas incommodé par les grosses chaleurs. Omnivore, il se nourrit de tout ce qu'il peut trouver y compris de détritus animaux.


MODES DE PÊCHE

Ces voraces peuvent mordre à toutes les lignes et toutes les esches il s'en prend même au poisson mort manié ! mais si on 1e recherche spécifiquement, mieux vaut adopter l'une des trois techniques suivantes

Pêche à la ligne flottante "bloquée"

Le poisson chat n'étant ni délicat ni méfiant, on peut sans crainte opter pour un bon 14/100 en corps de ligne. Le montage ci dessus permet, grâce à une forte plombée, de bloquer la ligne juste sur l'amorce, avec un bas de ligne traînant sur le fond. Ne pas lésiner sur l'amorçage, qui doit contenir du sang en poudre et des esches animales telles que vers de terreau et asticots, ces esches étant bien sûr utilisées pour la ligne.

Pêche à la plombée coulissante

Matériel : canne à lancer de 2 à 3 m équipée d'un petit moulinet garni de 16/100 ; montage classique (en haut à droite).

Esches : grappe d'asticots, vers de terreau, queue d'écrevisse décortiquée, morceaux de poisson.

Dans tous les cas, mieux vaut ne pas trop attendre pour ferrer car le poisson chat a la mauvaise habitude d'engamer profondément, rendant le décrochage difficile.

DIFFICILE À ÉLIMINER

Le poisson chat est d'une telle rusticité qu'il peut résister pendant plusieurs mois à l'assèchement complet d'un étang, vivant au ralenti, profondément enfoncé dans les restes de vases humides II est donc pratiquement impossible de l'éradique totalement; on peut seulement lorsqu'il devient trop envahissant, tenter d'en limiter les populations soit en capturant à l'épuisette en juillet les boules d'alevins qui se promènent entre deus eaux près des bordures, soit à l'aide de nasses à l'intérieur desquelles on aura placé de grosses boulettes d'amorce faite de terre glaise, de sang séché, de morceaux de vers ou d'asticots.

               Dans le Haut-Rhin vous pourrez les taquiner dans les cours d'eau suivants :    

(très rare )canal du Rhône au Rhin, Rhin , Grand canal, canal de Huningue, dans la Largue 1ère et 2ème catégorie, plan d'eau de l' Ill , plan d'eau de la Largue


Date de création : 09/03/2014 @ 17:28
Catégorie : Pêche en Alsace -
Page lue 10290 fois


Réactions à cet article

Personne n'a encore laissé de commentaire.
Soyez donc le premier !